Documentation destinée aux professionnels
Les organigrammes du test
Ces pages montrent l'intégralité de l'arbre de décision du test : chaque question posée, chaque réponse possible, la note obtenue au bout de chaque branche, la phrase que le rapport en tire, et l'épreuve vers laquelle le test enchaîne. Elles n'ont pas été écrites à la main : elles ont été relevées en faisant tourner le test.
Ces pages contiennent les items du test, énoncés mot pour mot. Il ne faut donc pas les montrer à un enfant que l'on compte évaluer, ni les laisser à portée d'un enfant en attente d'un dépistage.
À qui ces pages s'adressent
Aux psychologues, neuropsychologues, logopèdes et orthophonistes qui font passer le test ou qui envisagent de le faire, ainsi qu'aux personnes qui voudraient en examiner la construction avant de s'y fier.
Un test de dépistage adaptatif prend, à chaque réponse de l'enfant, une décision qui n'apparaît nulle part dans le rapport final : poser une question plus difficile, revenir en arrière, changer de mode de représentation, ou arrêter l'épreuve. Ces décisions déterminent la note. Elles étaient jusqu'ici visibles seulement dans le code du logiciel. Elles sont ici écrites en clair.
Le principe : un test qui s'adapte à chaque réponse
MathEval ne pose pas une liste fixe de questions. Une réussite mène à un item plus difficile, un échec à un item plus facile. En calcul mental s'y ajoute un repli en cascade sur quatre niveaux de représentation — abstrait, semi-concret, concret, protonumérique — de sorte qu'un enfant qui échoue à l'addition posée en chiffres se voie proposer la même opération avec du matériel figuré, puis avec des objets.
Deux enfants d'une même classe ne répondent donc pas aux mêmes questions, et leurs notes ne se comparent qu'à travers les tables d'étalonnage. C'est le sens de ces organigrammes : montrer tous les parcours possibles, et non le parcours d'un enfant en particulier.
Comment ces relevés ont été établis
Rien n'est déduit du code source. Un programme rejoue le test en jouant, à chaque écran, toutes les réponses possibles, et note ce que le test en fait : l'item suivant, la note, la phrase produite. Les organigrammes sont donc le relevé de ce que le test fait réellement, et non la description de ce qu'il est censé faire.
Cette méthode a une conséquence utile : les cinq épreuves ajoutées après l'étalonnage de 2011, qui n'existent pas dans le logiciel d'origine, y figurent au même titre que les autres.
Elle a aussi une limite, indiquée sur chaque page. Certaines épreuves comptent trop de parcours pour être toutes jouées ; le relevé indique alors « arbre parcouru en entier : non », avec le nombre de chemins restants. Ce qui est montré est exact ; ce n'est pas toujours exhaustif.
Les sept relevés
| Domaine | Épreuves relevées | Parcours joués |
|---|---|---|
| Chaîne numérique | 9 | 466 |
| Quantification et dénombrement | 18 | 163 |
| Sens des nombres | 4 | 240 |
| Calcul mental | 9 | 304 |
| Transcodage — dictée et lecture de nombres | 2 | 57 |
| Numération décimale | 3 | 76 |
| Passations complètes, tous domaines | échantillon | 18 |
Soit 45 épreuves et 1 324 parcours relevés.
Comment lire une de ces pages
Chaque épreuve y est présentée en quatre temps :
- Ce que le relevé couvre — combien de parcours ont été joués, combien d'issues différentes ont été obtenues, et si l'arbre a été parcouru en entier.
- L'arbre — chaque niveau est une question posée à l'enfant, chaque branche une réponse. Au bout de chaque branche figurent la note brute, la phrase du rapport et l'épreuve suivante.
- Où mène cette épreuve — la liste des épreuves qui peuvent suivre.
- Phrases produites — toutes les formulations que le rapport peut contenir pour cette épreuve, avec les notes qui les déclenchent.
Ces relevés décrivent la version web du test, celle qui tourne sur test.matheval.org. L'ancien logiciel Windows suit la même logique, mais ne comporte pas les épreuves ajoutées depuis.
Signaler une erreur
Un arbre de décision de cette taille se vérifie mal de tête. C'est la raison pour laquelle il est publié : une incohérence — un item posé au mauvais moment, une note qui ne correspond pas au parcours, une phrase de rapport mal ajustée — se repère bien plus facilement sur l'organigramme que pendant une passation.
Si vous en relevez une, elle est utile à recevoir, avec le nom de l'épreuve et la branche concernée : page de contact.
