Accompagner l'enfant
Vers qui se tourner
Une relecture de cette page est prévue à bref ou moyen terme. La priorité est d'abord allée à la reconstruction du test lui-même plutôt qu'à la syntaxe du site ; je vous prie de m'en excuser.
L'enseignant, d'abord
L'enseignant est la première personne vers qui les parents doivent se tourner. Il observe l'enfant chaque jour dans ses apprentissages et dispose de plusieurs points de comparaison : le programme, les autres enfants de la classe et ceux des années précédentes.
Les parents peuvent également s'adresser directement au centre PMS, mais celui-ci commencera lui-même par demander à l'enseignant ce qu'il pense de la situation.
Dans la pratique, c'est souvent l'enseignant qui signale les difficultés aux parents, et non l'inverse. Il peut alors les orienter vers le centre PMS ; s'il n'y pense pas, les parents peuvent faire eux-mêmes cette démarche. Ce n'est d'ailleurs pas la seule voie : des services extérieurs existent aussi, comme on le verra plus bas.
À quel moment sort-on du cadre de la classe ?
Une difficulté qui cède à une attention particulière relève de l'enseignant (voir la page Difficulté ou trouble ?). Lorsqu'elle résiste, malgré une pédagogie adaptée appliquée avec régularité pendant plusieurs semaines, un examen individuel devient utile. À qui s'adresser alors ?
Le centre PMS, en Belgique
Ce service est donc souvent le premier interlocuteur après l'enseignant : il est gratuit, et il connaît l'école et les enseignants bien mieux qu'un service extérieur. La brochure de la Fédération Wallonie-Bruxelles décrit son rôle : « conseiller des mises au point, orienter les demandes d'examens et les traduire en termes exploitables par l'équipe éducative ».
Ce que le centre fait lui-même varie toutefois beaucoup de l'un à l'autre. Certains conduisent le bilan sur place, aussi bien intellectuel que cognitif. D'autres s'en tiennent à un rôle de première ligne : recevoir la demande, l'analyser, et orienter vers un service externe (neuropsychologues, logopèdes, neuropédiatres, etc.). Les deux façons de faire sont légitimes, mais elles n'impliquent ni les mêmes délais ni le même interlocuteur. Cette diversité tient à leurs priorités, que chacun fixe dans son projet de centre, et à la formation de leurs psychologues, qui varie d'un membre de l'équipe à l'autre : l'étude approfondie des troubles d'apprentissage n'appartient qu'à certaines orientations des cursus de psychologie. Deux familles peuvent donc être accompagnées très différemment selon le centre dont dépend leur école.
Si les parents ne sont pas satisfaits de la réponse du centre PMS, d'autres solutions existent. Pour des difficultés en mathématiques, le neuropsychologue est un interlocuteur indiqué : son bilan est global. Il ne porte pas seulement sur les difficultés en mathématiques, mais aussi sur les fonctions cognitives en général, en particulier les fonctions exécutives (mémoire de travail, contrôle de l'attention, flexibilité mentale), et il regarde l'enfant dans son ensemble. S'il estime qu'un autre professionnel doit intervenir, il le dira aux parents. Un logopède (orthophoniste) peut également être consulté. Les parents peuvent s'adresser directement à l'un comme à l'autre, sans passer par l'école.
En France, l'organisation est différente. Il n'existe pas d'équivalent du centre PMS. L'enseignant qui constate une difficulté durable en parle à sa direction et peut solliciter le RASED (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), composé d'enseignants spécialisés et de psychologues de l'Éducation nationale, qui intervient à l'école maternelle et élémentaire.
Parmi les dispositifs, le PPRE (programme personnalisé de réussite éducative) constitue la première réponse aux difficultés scolaires. Lorsque celles-ci sont durables et découlent d'un trouble des apprentissages, un PAP (plan d'accompagnement personnalisé) peut être mis en place après avis du médecin de l'Éducation nationale ; il remplace alors le PPRE. La prise en charge des troubles du calcul relève ensuite de l'orthophoniste, sur prescription médicale, et du neuropsychologue pour le bilan.
Sources : Les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) ; Le plan d'accompagnement personnalisé (circulaire n° 2015-016).
Sur quelles bases travaille le praticien consulté ? Certaines prises en charge des troubles du calcul reposent encore sur les théories de Piaget, longtemps employées dans ce domaine et aujourd'hui abandonnées au profit de la neuropsychologie clinique. Les parents peuvent donc s'interroger sur le type d'aide proposée : un professionnel qui parle encore de « troubles logico-mathématiques » s'appuie sur ces théories, et il est alors vivement conseillé de changer d'interlocuteur.
Cette conception reste présente jusque dans les textes de référence. La brochure de la Fédération Wallonie-Bruxelles citée plus haut, éditée en 2012, définit la dyscalculie comme un trouble « dû à un dysfonctionnement dans le domaine de la logique, de la construction des nombres et des opérations sur les nombres ». Cela montre à quel point cette conception est ancrée.
Qui peut faire passer le test
MathEval s'adresse aux professionnels qui reçoivent l'enfant individuellement : le centre PMS, un logopède (en France, un orthophoniste), un neuropsychologue ou un psychologue qui souhaite l'employer dans le cadre de son propre bilan. Un parent peut aussi le faire passer, mais avec les réserves indiquées sur la page Le rôle des parents. La passation se fait en face-à-face, hors de la classe.
Ce que le rapport apporte à cette étape
Le rapport commenté se remet aux parents et au professionnel chargé de la suite de la démarche. Il sert à orienter l'examen qui suit : quels domaines approfondir, lesquels sont déjà en place.
