Documentation destinée aux professionnels
Les organigrammes du test
Ces organigrammes montrent l'arbre de décision du test : chaque question posée, chaque réponse possible, la note obtenue au bout de chaque branche, et l'épreuve vers laquelle le test enchaîne. Ils sont contrôlés automatiquement contre le code du logiciel — un trait qui ne correspondrait plus à ce que le test fait réellement est signalé avant publication.
Ces pages nomment toutes les questions du test. Il ne faut donc pas les montrer à un enfant que l'on compte évaluer, ni les laisser à portée d'un enfant en attente d'un dépistage.
À qui ces pages s'adressent
Aux psychologues, neuropsychologues, logopèdes et orthophonistes qui font passer le test ou qui envisagent de le faire, ainsi qu'aux personnes qui voudraient en examiner la construction avant de s'y fier.
Un test de dépistage adaptatif prend, à chaque réponse de l'enfant, une décision qui n'apparaît nulle part dans le rapport final : poser une question plus difficile, revenir en arrière, changer de mode de représentation, ou arrêter l'épreuve. Ces décisions déterminent la note. Elles étaient jusqu'ici visibles seulement dans le code du logiciel. Elles sont ici écrites en clair.
Le principe : un test qui s'adapte à chaque réponse
MathEval ne pose pas une liste fixe de questions. Une réussite mène à un item plus difficile, un échec à un item plus facile. En calcul mental s'y ajoute un repli en cascade sur quatre niveaux de représentation — abstrait, semi-concret, concret, protonumérique — de sorte qu'un enfant qui échoue à l'addition posée en chiffres se voie proposer la même opération avec du matériel figuré, puis avec des objets.
Deux enfants d'un même niveau scolaire ne répondent donc pas aux mêmes questions, et leurs notes ne se comparent qu'à travers les tables d'étalonnage. C'est le sens de ces organigrammes : montrer tous les parcours possibles, et non le parcours d'un enfant en particulier.
Domaine par domaine
Les trente-trois organigrammes sont rassemblés plus bas, sur cette page. Le tableau donne le détail par domaine ; chaque nom mène à ses dessins.
| Domaine | Organigrammes | Épreuves |
|---|---|---|
| Chaîne numérique | 6 organigrammes | 5 |
| Quantification et dénombrement | 8 organigrammes | 7 |
| Sens des nombres | 3 organigrammes | 2 |
| Calcul mental | 6 organigrammes | 3 |
| Transcodage — dictée et lecture de nombres | 5 organigrammes | 2 |
| Numération décimale | 4 organigrammes | 3 |
| Gnosies digitales | 1 organigramme | épreuve retirée du test |
Comment lire un organigramme
Chaque case est une question posée à l'enfant, chaque flèche une réponse. La couleur dit de quelle sorte de réponse il s'agit.
| Sur le dessin | Ce que cela signifie |
|---|---|
| Flèche verte | La réussite |
| Flèche rouge | L'échec |
| Flèche bleue | Un palier de performance chiffrée, là où le test ne se joue pas sur juste ou faux mais sur une quantité — jusqu'où l'enfant compte, par exemple |
| Case violette | Un écran où c'est l'examinateur qui répond : il indique le procédé employé par l'enfant, et c'est ce choix qui fixe la note |
| Cases vertes du bas | Les épreuves vers lesquelles le test enchaîne |
| Pastille arrondie au bout d'un trait | L'épreuve s'arrête là, et la pastille nomme ce qui vient après |
| Annotation entrée, à droite d'une case | D'où l'on arrive, et à quelle condition — souvent l'année scolaire, parfois ce qui s'est passé à l'épreuve précédente |
Le texte en tête de chaque dessin dit ce que l'épreuve cherche et comment elle est construite. Les organigrammes sont larges : cliquez dessus pour les afficher en grand dans un nouvel onglet.
Les organigrammes, domaine par domaine
Chaîne numérique
Ce domaine ne se lit pas comme le calcul mental. Trois de ses cinq épreuves ne se jouent pas sur une réponse juste ou fausse, mais sur un seuil : jusqu'où l'enfant compte. C'est ce nombre-là qui donne la note et qui décide de la suite du test.
Comptine
Intrabornes
Comptages par 2, par 5 et par 10
Comptage à rebours
Suivant et précédent — épreuve ajoutée
Quantification et dénombrement
Le domaine le plus ramifié du test : le dénombrement de neuf ronds échoue de trois façons différentes, et c'est l'examinateur qui tranche entre elles — seul endroit du domaine où le chemin dépend de son jugement clinique et non de la réponse de l'enfant.
Dénombrer 9 ronds
Dénombrer 13 puis 19 ronds
Ordre stable
Non-pertinence de l’ordre
Principe cardinal
Subitizing de ronds
Subitizing de configurations de doigts
Sens des nombres
Deux épreuves qui ne demandent pas la même chose : comparer, c’est dire lequel de deux nombres est le plus grand — une relation ; placer un nombre sur une ligne graduée, c’est lui donner une position absolue, sans repère fourni.
Comparaison de deux nombres
Ligne numérique
Calcul mental
Le calcul mental ne se parcourt pas d'un bloc. L'enfant monte une échelle d'additions, puis une échelle de soustractions : une réussite fait passer à une opération plus difficile, un échec en fait poser une plus facile. Et quand il ne réussit plus en chiffres, le test redescend le long des niveaux de représentation : l'opération est d'abord racontée (semi-concret), puis montrée en train de se faire (concret), puis simplement jugée (protonumérique). Cette vue d'ensemble le montre avant le détail des questions.
Comment lire les deux organigrammes qui suivent. Chaque case est une question réellement posée à l'enfant, et chaque flèche mène à la question suivante : verte s'il a réussi, rouge s'il a échoué.
- la colonne du milieu porte la question qui fait monter d'un cran ;
- la colonne de gauche porte les questions plus faciles posées après un échec, celles qui servent à situer où l'enfant s'arrête ;
- les cases annotées « entrée » sont les points de départ : l'enfant ne commence pas au même endroit selon son année scolaire ;
- une pastille arrondie au bout d'un trait nomme ce qui vient après, quand la question posée était la dernière.
Quelques flèches portent une étiquette : ce sont les rares endroits où la suite dépend non pas de la réponse, mais du procédé que l'examinateur a observé — un enfant qui trouve « 8 + 7 » en passant par la dizaine ne poursuit pas au même endroit que celui qui y arrive en surcomptant.
Quand les chiffres ne suffisent plus
Les deux organigrammes suivants sont le plancher du domaine, atteint seulement lorsque l'opération racontée a elle aussi échoué. La question n'est plus écrite : elle se déroule sous les yeux de l'enfant.
Les compléments à dix
Transcodage — dictée et lecture de nombres
Dictée de nombres. La succession des nombres proposés dépend de l'année scolaire de l'enfant.
Lecture de nombres.
Comme pour la dictée, la succession des nombres proposés dépend de l'année scolaire de l'enfant. Les trois organigrammes ci-dessous illustrent l'enchaînement des questions pour un enfant de fin de 3ème maternelle, de 1ère et de 2ème primaire (CE1).
Numération décimale
Trois façons de demander la même chose, de plus en plus exigeantes : reconnaître, puis nommer, puis produire. La cascade est stricte — on ne passe à la suivante que si la précédente a donné au moins une réussite.
A. Dizaines et unités
B. Valeur du chiffre
C. Décomposition
Gnosies digitales
Cet organigramme a été refait à partir du projet d'origine, comme ceux des six domaines encore administrés. Il montre l'épreuve telle qu'elle était administrée dans les versions du logiciel diffusées entre 2010 et 2015.
Des erreurs peuvent s'y trouver
Un arbre de décision de cette taille se vérifie mal de tête : chaque parcours doit poser les bons items et produire la bonne note. C'est la raison pour laquelle il est publié — une incohérence se repère bien plus facilement sur l'organigramme que pendant une passation.
Si vous en relevez une — un item posé au mauvais moment, une note qui ne correspond pas au parcours, une phrase mal ajustée —, elle est utile à recevoir : page de contact.
Joignez le rapport de la passation concernée, sans le nom de l'enfant. Le rapport est indispensable : sans lui, il n'y a pas moyen de retrouver le parcours exact suivi par le test, ni donc de savoir s'il s'est réellement trompé ou si la réponse attendue n'était pas celle que l'on croyait. En revanche, l'identité de l'enfant n'y sert à rien — effacez le nom et le prénom, ou remplacez-les par des initiales, avant d'envoyer quoi que ce soit.
Le bouton « Imprimer / Exporter en PDF », en bas du rapport, permet de l'enregistrer. Indiquez aussi le nom de l'épreuve et la branche en cause : c'est ce qui permet de retrouver l'endroit précis dans l'organigramme.
